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LES PIÈCES 

The Moebius Strip + Moebius Kids (2007)

Présentation

Création le 31 octobre 2007 Théâtre de Carouge, Genève (Suisse)

90 minutes

Chorégraphie Gilles Jobin
Danseurs Tamara Bacci, Jean-Pierre Bonomo, Marie-Caroline Hominal, Isabelle Rigat, Rudi Van Der Merwe
Jeunes danseurs Line Baumann, Aïcha Bouchelaghem, Julie Dubois, Julie Fahy, Jessica Girard, Océane Holdener-Bossy, Victoria Jakubec, Pablo Jobin, Claire Jousson, Loïc Lador, Elisa Megale, Nina Cachelin, Anaëlle Gauthey, Mathilde Linares, Lucie Mertenat, Olivia Nemeth, Manon Pilard, Natasha Samson, Aurore Sumi
Musique Franz Treichler, Clive Jenkins
Lumières Daniel Demont
Son Clive Jenkins
Création costumes Gilles Jobin et Karine Vintache
Assistante/répétitrice Mariene Grade

The Moebius Strip
Production Cie Gilles Jobin - Genève
Coproduction Théâtre de la Ville, Paris - Théâtre Arsenic, Lausanne - Züercher Theater Spektakel, Zürich - Music Biennale, Zagreb - Espace Pasolini, Valenciennes
Soutiens Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture, Loterie Romande, Ville de Lausanne, London Arts, SSA, Fondation Stanley Thomas Johnson, Canton de Vaud
Moebius Kids
Production Cie Virevolte - Genève
Avec l’appui du département de l’instruction publique de l’État de Genève, de la Ville de Genève - Département des affaires culturelles, de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture, du Fonds Mécénat des SIG, d’Ernst Göhner Stiftung et de la Loterie Romande

Gilles Jobin bénéficie d’une convention de soutien conjoint pour la période 2007-2009 de la Ville de Genève, du Canton de Genève et de Pro Helvetia
Gilles Jobin est artiste associé à Bonlieu Scène nationale, Annecy


Myriam Kridi, septembre 2007
Extrait du Journal de l’ADC n°43

MOEBIUS ACTE I ET II OU LA VIE QUI CONTINUE Il ne s’agit toutefois pas seulement d’une rétrospective puisqu’un deuxième acte, une deuxième boucle sur le ruban infini de Moebius, vient se greffer à la pièce originelle. Le chorégraphe est parti de la fin de The Moebius Strip pour recréer une pièce avec les jeunes danseurs de la Compagnie Virevolte de Manon Hotte. Le mouvement se poursuit d’une pièce à l’autre, les interprètes se multiplient, la chorégraphie s’inverse. Comment mieux incarner la transmission de la vie, l’un des enjeux déclarés de la première œuvre, qu’en invitant une nouvelle génération de danseurs à s’approprier les actions et les règles du système ? Pendant une heure et demie, danseurs adultes puis adolescents vont arpenter et occuper un espace infini par une grille tracée au sol. Dans cet espace abstrait, des séries de déplacements et de postures se propagent par vagues irrégulières, tandis que la lumière structure l’écoulement du temps : la luminosité décroît en même temps qu’elle s’étend au plateau tout entier. Dans ces limbes, les danseurs procèdent au passage de témoin avant que la lumière n’augmente à nouveau progressivement. Les corps ont changé mais les lois qui régissent les mouvements sont les mêmes. Si la station debout n’est pas absente, les appuis des corps au sol sont plus fréquents. Et lorsqu’un danseur "escalade", à l’horizontale, les autres corps couchés, un renversement s’opère : les rapports entre le corps et l’espace abstrait imaginé par le chorégraphe pour Moebius, se jouent avant tout de la perspective.