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LES PIÈCES 

TWO-THOUSAND-AND-THREE (2003)

Présentation

Création le 10 septembre 2003 BFM, La Bâtie Festival de Genève (Suisse)
Pièce de commande pour 21 danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève

55 minutes

Direction générale Jean-Marie Blanchard
Directeur du Ballet Philippe Cohen
Chorégraphie Gilles Jobin
Danseurs Ballet du Grand Théâtre de Genève
Direction musicale Franz Treichler
Création musique Clive Jenkins, Cristian Vogel, Franz Treichler
Création lumière Daniel Demont
Costumes Karine Vintache
Assistante chorégraphie Christine Bombal
Assistant chorégraphie Jean-Pierre Bonomo
Coproduction Grand Théâtre de Genève, Festival de La Bâtie, Genève, Suisse


TWO-THOUSAND-AND-THREE est une pièce pour 21 corps à travers lesquels le mouvement se répand comme une maladie.
Corps décomposés, recomposés, torses inversés et membres désarticulés créent la scène de leur propre chaos. Activités corporelles extrêmes, l’esprit se détache des corps pris entre déchirements et châtiments, séparations et multiplications, divisions et reproductions, et oscille dans un monde de passions oniriques ou fantasmes et allégories, paradis et enfer se confondent.
Pièce atemporelle, TWO-THOUSAND-AND-THREE, s’inscrit pourtant par son titre dans le temps de sa propre création, comme un présage. Elle subira alors la marque du temps qui passe et tentera à l’infini de poser la question de ce qui se passe maintenant, de ce qui s’est passé avant et de ce qui se passera ensuite.

Processus de travail
Je m’intéresse pour cette pièce à la multiplication des corps. Le travail de création démarrera avec des périodes de recherches pures avec les danseurs. _ Partant du système de construction chorégraphique « organiquement organisé » employé pour mes deux dernières pièces, The Moebius Strip et Under Construction. Il n’y aura pas de mouvements préfabriqués. C’est à partir de règles et de contraintes que le travail se développera en studio, avec le corps, l’énergie et la personnalité les danseurs.
Nous chercherons à élaborer un processus de travail plus complexe et paradoxalement plus libre. Et l’on parle déjà d’un mouvement « organiquement désorganisé » et d’un « ordre surgissant d’un chaos de corps magnifiquement imparfaits ».