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LES PIÈCES 

Spider Galaxies (2011)

Présentation

Création le 15 mars 2011 Bonlieu Scène nationale, Annecy (France)

Chorégraphie Gilles Jobin
Danse Susana Panadés Díaz, Isabelle Rigat, Louis-Clément da Costa, Martin Roehrich
Musique Carla Scaletti et Cristian Vogel
Lumière Daniel Demont
Costumes Karine Vintache
Assistante chorégraphique Margaux Monetti

Production Cie Gilles Jobin – Genève
Co-production Bonlieu Scène nationale Annecy
Avec le soutien de La Loterie Romande, Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture, Electric Claudio Merlo - Lighting Equipment S.A
Soutien à la tournée Corodis, Pour-cent culturel Migros
En collaboration avec ADC-Genève, Arsenic-Lausanne, Beirut International Platform Of Dance - Beyrouth, Damascus contemporary dance plateform - Damas. Festival Latitudes Contemporaines - Lille, Festival Evidanse - Delémont

La Cie Gilles Jobin est soutenue par la Ville de Genève, la République et Canton de Genève et Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture
Gilles Jobin est artiste associé à Bonlieu Scène nationale Annecy


Dans Spider Galaxies , Gilles Jobin se concentre essentiellement sur le mouvement sans structure narrative, ouvrant ainsi d’autres territoires à la pensée. Cette écriture d’une extrême précision privilégie la sensation.

Sur le plateau, les corps déroulent leurs mouvements jusqu’à leur point d’exténuation. Les pas sont tantôt rapides et courts, tantôt d’une lenteur extrême, et toujours fluides. Nous ne savons pas où ils nous mènent, mais leur attraction est irrésistible, comme s’ils nous apprivoisaient, nous révélant des partitions secrètes. Sans relâchement, l’intensité oscille, et la tension demeure permanente. Nous naviguons à deux pas de l’égarement, tout près de la dérive et pourtant c’est un calme absolu qui nous envahit.
Le corps devient une matière totale, spatiale et littéralement sensationnelle. Gilles Jobin agence les corps comme les espaces d’une architecture sensible, attentive aux croisements et aux circulations.

A partir des milliers de sources que Gilles Jobin et ses 4 danseurs iconographes ont visualisé pendant plusieurs semaines – sur Internet, dans des livres d’art, ou dans les archives visuelles de l’histoire du rock –, le chorégraphe conçoit de complexes générateurs d’abstraction figurative. Les sources visuelles s’indexent, se croisent, se superposent, chaque danseur développant sa propre partition, et rencontrant celle de l’autre pour créer une danse sans rupture, un mouvement continu informant une matière totale, un flux charnel et subliminal. Les danseurs ne sont plus les simples écrans d’un monde inconnu, ils deviennent les médiateurs d’un inconscient collectif.

De leur côté, Cristian Vogel et Carla Scaletti invoquent les particules sonores, tandis que Daniel Demont décompose le spectre. Protéiformes, infiniment grandes ou infiniment petites telles sont les Spider Galaxies .