baniere du site

LES PIÈCES 

PROTOKIDS (2013)

Présentation

Création du 6 au 9 septembre 2013 La Bâtie Festival de Genève (Suisse)
Pièce de commande pour la Cie Virelvote

Chorégraphie Gilles Jobin
Assistante Susana Panadés Díaz
Danse Jeanne Assal, Amaryllis Bosson, Emilie Cupelin, Bérénice Fischer, Emma Harder Lee, Timéa Lador, Alma Oberson, Valérie Rossier, Sarah Shih
Musique DJ Jobless (sélection)
Lumières Marie Predour
Costumes Gilles Jobin

Production Compagnie Virevolte
Coproduction Ville de Vernier, La Bâtie-Festival de Genève
Soutiens République et canton de Genève, Ville de Genève (soutien à la médiation), Loterie Romande, Fondation Ernst Göhner En collaboration avec le Service culturel de Vernier

Après avoir créé en 2007 pour la Cie Virevolte, dirigée par Manon Hotte, The Moebius Kids, qui constituait une suite de sa pièce emblématique The Moebius Strip , Gilles Jobin fait une nouvelle création avec les jeunes danseuses de cette compagnie genevoise : PROTOKIDS.

"Pour PROTOKIDS, j’utilise un système de composition chorégraphique développé pour la création de Spider Galaxies (2011). Il s’agit d’un système de travail basé sur ce que je nomme des « générateurs de mouvements ». Afin que les danseurs génèrent leur partition chorégraphique de manière autonome ils sont guidés par du matériel source, dans ce cas un nombre important d’images à mettre en mouvement. Sur Spider Galaxies, pièce de 55 minutes ce sont plus de 800 images qui ont été utilisées : photos, dessins, peinture... A la fois guidés par le choix des images et par les instructions du chorégraphe, les danseurs créent un matériau chorégraphique complexe, « écrit » de manière ciselée et virtuose. Ce système chorégraphique permet de composer une palette de mouvement toujours originale. Comme ce sont les danseurs qui créent le mouvement, ils gèrent le niveau de difficulté technique et deviennent très performants, aussi bien au niveau de la créativité que de la mémorisation des séquences.

Dans PROTOKIDS, les jeunes danseuses de la Cie Virevolte participent de la collecte des images. Partant de sources d’images exotiques ou sportives, elles dessineront des postures et glisseront progressivement vers un matériel source de plus en plus abstrait. Le résultat étant une pièce qui représente le mouvement d’un chaos organisé, une vitalité juvénile en mouvement, faite de rencontres, de séquences débridées et de courses sur le plateau. La violence de la vie d’adulte à quelques encablures temporelles de la réalité des danseuses sur le plateau.

La bande son est construite à partir de musiques actuelles très rythmées, une musique adolescente et vigoureuse d’influence techno et hip hop. La musique, de par le contenu rugueux des paroles et l’énergie de ses « beats », accentue le décalage entre la douceur des jeunes corps en mouvement et les voix juvéniles des rappeurs.

PROTOKIDS est une pièce qui met en scène des corps d’enfants déjà projetés dans le monde des adultes. Une pièce fragile qui ne durera que le temps de la jeunesse."